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La France passe le cap des 40 médailles

La journée démarre fort sur le circuit Fuji International Speedway,  Florian Jouanny décroche l’or en handbike. Le Français remporte largement la course en ligne sur route (catégorie H1-2), au guidon de son vélo propulsé à la force des bras. En position allongée, le para cycliste a bouclé ses 4 tours de piste (52,8km au total) sur le site du Fuji International Speedway en 1h49 et 36 secondes. A l’arrivée, le tableau d’affichage annonce une avance confortable sur l’Italien Luca Mazzone et l’Espagnol Sergio Garrote Munoz, respectivement à 4 et 5 minutes derrière lui.

Il s’agit du premier titre paralympique dans cette discipline pour la France. Le tout premier dans l’histoire du para cyclisme hexagonal. « J’ai appris la nouvelle en passant la ligne », raconte le coureur de 29 ans.

Florian Jouanny a décroché sa médaille en costaud, après avoir effectué quasiment toute la course en tête. Son attaque en début d’épreuve aura porté ses fruits. « À un moment, j’ai accéléré en descente. J’ai vu qu’il y avait un petit écart avec le reste du groupe et j’ai décidé d’attaquer… en me disant que mes adversaires allaient se regarder, un temps, avant de savoir qui prenait ma roue, rembobine le cycliste. Ce petit temps de flottement m’a aidé à creuser l’écart.»

Peu de temps après, Loïc Vergnaud remporte sa seconde médaille d’argent en handbike. Lors de l’épreuve de course sur route catégorie H5, le Français a réalisé une course solide, en contribuant à rattraper deux échappés partis tôt dans a course, puis en lançant le sprint final. Malheureusement pour lui, le Français a été coiffé sur le poteau par le Néerlandais Mitch Valize.

Aux manettes de leur vélo à main, les deux hommes ont bouclé les 32,8 km de course en un peu plus de 2h24, sur le circuit du Fuji International Speedway. En affichant une vitesse moyenne de 32,9km/h.  « Je suis forcément un peu déçu, il m’a juste manqué quelques mètres pour gagner », livrait Loïc Vergnaud juste après la course.

A noter que les Jeux ne sont toujours pas finis pour Florian Jouanny, qui s’alignera encore sur le relais par équipe H1-5, aux côtés de Loïc Vergnaud et Riadh Tarsim (Rendez-vous le 2 septembre à 15h30, heure japonaise)

Avec un chrono à 2:17.15 sur le 200 mètres 4 nages, Ugo Didier s’offre une nouvelle de bronze. Après une course où il a alterné entre la quatrième et la troisième position, il est finalement le troisième à taper le mur et etoffe encore son palmarès paralympique. « C’est une course qui est très compliqué parce qu’elle fait mal aux jambes, et avec mon handicap c’est vraiment compliqué. »
A seulement 19 ans, le nageur français repart de Tokyo avec au moins trois médailles autour du cou et confirme qu’il faudra compter sur lui à Paris en 2024. « J’ai emmagasiné beaucoup d’expérience ici. J’ai vu que j’étais bon dès l’entrée, mais il faut que j’apprenne à gérer la compétition sur la longueur, que je modifie ma récupération, pour être plus perforant sur mon prochain objectif : Paris 2024 »

Thu Kamkasomphou et Anne Barnéoud avaient déjà chacune une médaille de bronze autour du cou, fraichement gagnée dans le tournoi paralympique individuel.
La paire française de la classe 6-8 repart aussi du tournoi par équipe avec cette même médaille après avoir perdu (2-0) contre les chinoises Mao et Huang.
Les filles sont déçues mais elles s’inclinent 2-0  contre la paire n°1 mondiale et reviennent tout de même avec la médaille de bronze.

Ça passe en finale pour la paire Molliens-Lamirault en tennis de table classe 2 qui se qualifie pour la finale en remportant leur demie sans trop de difficultés 2-0 face aux Slovaques. Rendez le 3 septembre à 17h pour la finale.

La journée se termine au stade d’athlé où Mandy François et Elie et Thimothée Adolphe obtiennent tous les deux respectivement leur place pour leur finale du 100m demain matin.

Le clou de la soirée est signé Dimitri Pavadé. Le Français était en lice sur le saut en longueur T.64 ce soir, aligné à côté du grand Markus Rehm, l’allemand, grand favori du concours. La médaille d’or était donc intouchable, Dimitri le sait et a même dit à son concurrent en allemand de lui donner un peu de force.
Au premier essai, le Français saute à 7m23 se classant tout de suite deuxième du concours derrière Rehm qui fait un premier saut à 8m06. Dimitri s’envole sur son deuxième saut à 7m39 et fait son plus beau saut de la saison. Il n’arrivera pas à faire mieux sur le reste du concours et prend la médaille d’argent derrière le grand favori Rehm (8m18). « j’ai pris mon envol aujourd’hui, j’ai pris beaucoup de plaisir parce que je suis arrivé sans pression »

Avec 40 médailles au total dont 7 en or, la France se classe 14 ème du classement des nations.

crédit photo : G.Picout-CPSF

 

 

 

 

 

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