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Des médailles historiques!

Des médailles historiques.
La France a explosé le compteur aujourd’hui ramenant pas moins de neuf médailles et certaines ont une saveur toute particulière.

Pour la première il fallait se lever tôt au Japon ou se coucher tard en France. Alexis Hanquiquant fait retentir pour la troisième fois la Marseillaise sur ces Jeux de Tokyo et il survole l’épreuve.
Cette course le Français la prépare depuis des années. Ce matin à la base nautique d’Odaiba, Alexis est parti très vite et a fait la course devant tout le long. Dès l’épreuve de natation il sort de l’eau avec 25 secondes d’avance sur ces concurrents et n’a jamais vraiment été inquiété. « La course s’est déroulée à la perfection, j’avais établi plusieurs stratégies mais dès le début de la natation, je me suis dit qu’il fallait attaqué tout de suite. J’ai vu que l’anglaiscoinçait juste avant la première bouée, je suis passé, j’ai vraiment appuyé sur les appuis. Quand je sors de l’eau et qu’on m’annonce que j’ai 25 secondes d’avance,  je me dis que c’était vraiment mon jour ». Le parcours de vélo qui suit est assez technique et l’humidité rend encore plus complexe la performance mais Hanquinquant tient bon et continue de creusé l’écart en distançant ses concurrent de plus de deux minutes et trente secondes. « Quand je pose le vélo et que j’ai deux minutes trente secondes d’avance, là ça commence à sentir bon ». La suite de l’épreuve avec la course à pied n’est que formalité puisque le Français est l’un des meilleurs coureurs. Beaucoup d’émotions sur la dernière ligne droite avec les encouragements des supporters japonais et des staffs français. En franchissant la ligne d’arrivée, Alexis dédie cette victoire à ses supporters restés en France et à sa famille qui partage son quotidien complexe d’athlètes de haut niveau !

La matinée s’est poursuivie à l’Olympic Stadium avec le concours de saut en longueur de Marie Amélie en catégorie T64. la Néerlandaise Fleur Jiong a démarré le concours avec un record du monde à 6m17. Marie Amélie frôle avec la ligne des 6m mais ne parvient pas à la franchir. Sur son dernier saut et pour répondre à sa doctrine habituelle de prendre du plaisir en compétition, elle lâche tout et saute à 6m11 se rapprochant de Fleur Jiong mais sans la dépasser. Marie Amélie termine sa carrière de la plus belle des manières avec une médaille d’argent autour du cou.

« C’est pas celle que j’étais venu cherché mais je suis très fière de cette médaille. On le savait il fallait battre le record du monde pour avoir cette médaille d’or, ce n’est pas moi qui le fais aujourd’hui mais je ne regrette pas, la performance est belle, J’ai essayé d’être sereine, c’est pas passé à grand-chose, je sors d’une année compliquée où j’avais perdu la musique de mon saut et mes sensations et où j’étais très fatiguée. J’ai tout donner mais Fleur a été meilleure que moi et je la félicite. Je vais maintenant me reposer et prendre du plaisir sans cette pression du sport de haut niveau. Je tourne la page très sereinement car j’ai ma famille qui m’attend et j’ai aussi à la tête d’une belle équipe au comité paralympique. Je vais devenir la plus grand supporter de cette équipe de France. »

Un peu plus tard dans l’après-midi, Léa Ferney savoure sa médaille d’argent en tennis de table, catégorie sport adapté (classe 11). A tout juste 17 ans, la benjamine de l’équipe de France paralympique a crânement défendu ses chances face à la Russe Elene Prokofeva. La meilleure joueuse, très solide en défense.

« J’ai pris un set à la numéro1 mondiale, ça ne m’était jamais arrivé, se satisfait la Dijonnaise. En fait, je n’étais pas stressée, mais plutôt contente d’être en finale »
Une bonne surprise d’arriver en finale

« Sa qualification était déjà une bonne surprise. Elle était 16e mondiale peu avant le tournoi de qualification…Alors que le tableau olympique réunit le Top 8. Et elle a élevé son niveau de jeu. Contrairement à ses adversaires, elle joue sans pression, elle a 17 ans, elle se fait plaisir », analyse Gang Xu son entraîneur national.

La Française regarde désormais vers l’avenir. « Ce sont mes premiers Jeux, il y en aura d’autres… ».

A Paris en 2024, elle pourrait alors devenir la première femme française à remporter une médaille d’or en sport adapté aux Jeux paralympiques

Les autres médaillés du jour sont en bronze avec ce matin le triathlètes Annouck Curzillat guidée par Céline Bousrez ont tout donné et prennent la troisième place de ce triathlon dans la catégorie deficient visuel.

Quatre médailles de bronze s’ajoutent à la médaille d’argent de Léa Ferney.  Thu KamKasomphou, Anne Barnéoud, Maxime Thomas et Lucas Créange ont tous tenu leur rang. A noter que Thu Kamkasoumphou participe à Tokyo à ses sixième Jeux Paralympiques et qu’elle a ramené une médaille à chaque édition. La campagne des Bleus n’est pas finie. Encore à suivre, Fabien Lamirault et Matéo Bohéas se sont par ailleurs qualifiés pour la finale dans leurs catégories (classes 2 et 10 respectivement)

Les pistards continuent leur moisson et Raphael Beaugilet et François Pervis remporte la médaille de  bronze sur le kilomètre. Ils ont tout donné sur ce kilomètre prenant même la première place pendant quelques temps du classement provisoire. Il y a peu de temps Raphael, cycliste mal voyant plusieurs fois champion de France, toujours bien placé en compétition internationale mais jamais victorieux rencontre Florent Pervis qui lui, est sextuple champion du monde valide de vitesse et qui est prêt à relever un dernier défi avant de prendre sa retraite sportive. Le tandem se créer et ce matin au kilomètre lancé, ils n’ont fait qu’un et apporte à la délégation française une nouvelle médaille de bronze.

Credit photos : G.Picout-CPSF

 

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